Cinq choses à savoir sur le mandat de dépôt de Choguel Kokalla Maïga

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Ce qu’il faut retenir de ce mandat de dépôt en cinq points.

Le 19 août 2025, l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a été officiellement placé sous mandat de dépôt par la chambre d’instruction de la Cour suprême. Sa garde à vue a précédé cette décision, du 12 jusqu’au 19 août. Ce qu’il faut retenir de ce mandat de dépôt en cinq points.

Faits reprochés

Il est accusé d’atteinte aux biens publics, de faux et usage de faux, ainsi que de malversations financières, avec des irrégularités estimées à plusieurs milliards de francs CFA dans la gestion de la Primature et d’autres entités publiques entre 2021 et 2023 selon plusieurs sources.

Contexte du dossier : institutions visées

Les investigations concernent sa gestion de la Primature, de l’Agence de gestion du fonds d’accès universel (AGEFAU) et d’autres administrations publiques, avec des soupçons de dépenses non documentées et de marchés attribués sans transparence.

Réaction de l’ex premier ministre et de son avocat

Sur sa page Facebook, Choguel Kokalla Maïga s’est déclaré serein. Il affirme « qu’un homme politique doit s’attendre à tout, y compris la prison et la mort ». Son avocat a également souligné que son ancien directeur de cabinet, Issiaka Ahmadou Singaré, poursuivis dans le même dossier, n’a pas été mis en détention.

Avancement de la procédure

Le mandat de dépôt marque une étape majeure dans cette affaire judiciaire, après sa garde à vue de six jours au pôle économique et financier. Ceci indique un passage à un stade plus avancé de l’instruction. Pour le moment, aucune date de procès n’a encore été fixée pour l’instant.

Dimension politique et symbolique

Choguel Kokalla Maïga, figure centrale du Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), a été Premier ministre de la transition de 2021 à 2024. Son placement sous mandat de dépôt intervient dans un contexte politique exceptionnel. Car les partis politiques sont dissous par le DECRET N°2025-0339/PT-RM du 13 mai 2025.  

A noter que les acteurs politiques ont tout de même déposer des recours devant certains tribunaux de grande instance de Bamako pour l’annulation de cette décision de l’exécutif. Décision que les ex responsables des partis politiques qualifient « d’atteintes à certains droits fondamentaux garantis par la constitution du Mali »  

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