À l’ONU, le Mali appelle à des réformes
CP : Primature du Mali
Le Premier ministre du Mali, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a pris la parole ce vendredi 27 septembre, à la tribune des Nations Unies lors de la 80ᵉ session ordinaire. Il a porté la voix de la Confédération des États du Sahel (AES) en dénonçant le soutien étranger au terrorisme, en défendant la souveraineté des pays sahéliens et en appelant à une réforme profonde du système multilatéral.
Le chef du gouvernement a d’abord insisté sur la lutte contre le terrorisme, présentée comme une guerre imposée à la région. Il a salué la coopération entre les forces armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
Aussi, le Général Maïga a souligné que certains États voisins et occidentaux soutiennent directement ou indirectement les groupes armés.
« Instrumentalisation politique des institutions internationales »
Concernant les droits humains, le PM a réaffirmé l’attachement de l’AES au droit international, mais rejeté toute « instrumentalisation politique ». Ce qui justifie selon lui, le retrait récent de la Confédération du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Le Mali à travers la voix de son premier ministre propose des mécanismes de justice endogènes.
Développement des pays de l’AES
Sur le plan économique, le Premier ministre a mis en avant la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement, et insisté sur la volonté de valoriser les richesses locales « ressources minières, terres fertiles, jeunesse et diaspora », afin de bâtir un développement souverain.
Enfin, Abdoulaye Maïga a appelé à une réforme en profondeur de l’ONU, dénonçant une gouvernance mondiale « dépassée » et réclamant une meilleure représentativité de l’Afrique au Conseil de sécurité. Il a conclu en affirmant que l’AES « ne cédera pas » face aux pressions et continuera de résister pour la stabilité du Sahel, de l’Afrique et du monde.